Affichage des articles dont le libellé est Faune. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Faune. Afficher tous les articles

13/07/2012

Photographe animalier : Guido Tarabini

 

Guido Tarabini. Troglodyde mignon

Guido Tarabini est un capteur d’âme discret et fascinant. Ce n’est pas le spectaculaire, le dramatique qui le préoccupe, mais le quotidien de la bête, le petit geste-surprise du moineau, de l’écureuil, de la grenouille et de l’épervier.

Guido Tarabini. Cheval près de la rivière

Amoureux des arts depuis l’enfance, il se passionne pour la photographie animalière. Italien, il se familiarise avec les appareils et les différents sujets. Puis, en croisant la route de la femme de sa vie, il décide de changer de pays, de décor et emménage en Ardenne. Depuis lors, il photographie la vie autour de lui, particulièrement dans son jardin. Les oiseaux connaissent ses amitiés. La cohabitation semble magique et respectueuse. Les images témoignent de ces dialogues amicaux entre lui et la faune.

Guido Tarabini. Campagnol

Des heures de guet auprès du nid d’un rapace, des excursions dans les bois à l’affût du petit monde des écureuils, des souris, des oiseaux et amphibiens.

Et aussi les chevaux ! Les moutons ! Des images magnifiques, émouvantes qui ne laissent personne indifférent.

Guido Tarabini. Écureuil roux femelle

Pour mieux apprécier l’œuvre de ce grand photographe, je vous suggère une visite inoubliable sur son site.

Guido Tarabini, le site

http://guidotarabini.fotoloft.fr/albums-p-25224.html

Illustrations : Guido Tarabini

21/06/2012

Bon été


Couverture cahiers 3


Profitons de la venue de la période estivale pour se ressourcer le corps et l’esprit. Naviguons sur terre, sur mer ou dans les airs sur toutes latitudes.


Je souhaite un bel été à tous nos écoliers.


Une belle façon de voyager avec le Capitaine demeure de lire ses aventures!


Les mémoires du Capitaine Bonhomme. Le dernier des éléphants roses


Version imprimée accessible ici


Version numérique accessible sur Kindle éditions


Belles lectures


11/03/2012

Merveilles du monde : Trésors d’Égypte en péril

 

Bastet. Bronze.

 

Bastet, déesse égyptienne de la maison, du chat, de la joie et de la chaleur du soleil a de quoi frémir. Fille de Râ vénérée sur le domaine de Bubastis, Bastet observe ses ouailles farfouiller dans les trésors inestimables des anciens Égyptiens.

En effet, depuis la révolution, le printemps arabe, rien ne va plus sur les Terres merveilleuses de l’Ancien empire. Du Caire à Assouan en Nubie, en passant par l’île Éléphantine, les gens deviennent complètement fous et se transforment sans scrupule en chasseurs de trésors, en pilleurs de tombes. Les gens de toutes provenances, Égypte ou ailleurs se mettent à creuser partout. Ils réalisent des tunnels dans le gravier, défoncent des parois, scient des panneaux en endommageant les hiéroglyphes, dégagent des statues à coups de marteau.

Des gens ignorants de la valeur historique, des personnes sans vergogne se battent pour la découverte et la revente à prix ridicules de trésors millénaires. La corruption est à son comble.

Sous Moubarak, les recherches archéologiques n’avaient pas progressé d’un iota pour la protection. La corruption sévit depuis longtemps. Il faut relire le résumé de la découverte de la tombe de Toutankhamon de Howard Carter. Ses combats envers le gouvernement égyptien, les autorités archéologiques en présence et les pilleurs incroyablement tenaces. Rien de nouveau sous le soleil égyptien. Pire. Le trafic augmente et le saccage s’étend à un rythme infernal menaçant la survie de certains sites.

Les grands temples de Louxor et de la Vallée des rois semblent un peu mieux protégés. Néanmoins, ces forteresses demeurent fragiles et vulnérables à la destruction. Au musée du Caire, plus de 70 objets ont été endommagés récemment. Partout, des archéologues amateurs découvrent des tombes et des tonnes de momies inconnues.

Des promoteurs immobiliers sans gêne construisent des maisons au pied des sites grandioses.

Bastet et petit Pauvre Bastet. L’histoire du monde semble parfois bien triste.

Pour plus d’informations, je vous suggère cet excellent article :

Pilleurs d’Égypte

03/03/2012

Animaux extraordinaires : Uggie

 

Uggie. Oscars

 

Le 27 février dernier le film l’Artiste à été plébiscité au temple de la renommée avec l’obtention de cinq oscars. Cette œuvre mérite pleinement les honneurs récoltés tout au long de la saison. La réalisation, la cinématographie et l’interprétation demeurent de pures merveilles.

Uggie, le chien singulier de cette œuvre cinématographique, a quant à lui, attiré les regards internationaux et conquis le cœur des admirateurs du monde entier. La bête particulière tient le rôle ingrat du chien vedette. Cependant, ce rôle lui a valu d’outrepasser les normes en bouleversant les règles des très honorables organisateurs de la cérémonie de la remise des oscars. Un groupe a même été formé demandant au dit membres de la select académie de Considérer Uggie pour l’obtention d’un Oscar. Il va de soi que la récompense d’une statuette pour le second rôle lui était pleinement dédiée. Néanmoins, l’os d’or lui a échappé…

Peut importe, les cœurs sont conquis et la vedette canine continue de faire honneur à ces congénères. Le Jack Russell terrier est devenu l’icône number one de toutes les scènes. Lors de la remise de l’Oscar pour le meilleur film de l’année, Uggie était sur scène avec ses partenaires. Ce fut un moment de béatitude inoubliable pour tous les maîtres-chiens, les dresseurs consciencieux, les amoureux des bêtes et les pour tous les fans d’Uggie.

Uggie n’en est pas à ses premières expériences du 7e art. Il a tourné dans plusieurs films notamment De l’eau pour les éléphants et Mister Fix it. Pourtant, Uggie n’était pas destiné à une carrière aussi glorieuse. Ses premiers maîtres ne l’ont pas apprécié et l’on confié à un refuge pour animaux. Trop têtu, disait-il. Le dresseur émérite, Omar Von Muller, ne partageait pas les opinions pointues de ses précédents protecteurs. Le spécialiste adopta la bête inusitée et débuta son éducation canine avec passion. Uggie ne tarda pas à se familiariser avec ses nouveaux copains et ses nouvelles responsabilités.

Âgé de dix ans, Uggie mérite pleinement une belle retraite. Peut-être fera-t-il quelques promenades au pays de ses ancêtres, les Jack Russel terrier. Une chose demeure immuable, le révérend Russel serait fier de sa progéniture créée au 19e siècle. Je doute toutefois que la chasse au renard soit au programme de ses activités. Uggie préfère la chasse aux canapés et aux biscuits.

 

RCAmusicdogjpg

Pour tous les Milou, les Rintintin, les Lassie du monde, Uggie nous rappelle que le chien nous accompagne avec modestie et fidélité.

Merci Uggie !

 

 

 

 

26/11/2011

Peintre animalier : Daniel Smith

 

 

Daniel Smith. Radiant repose

Le peintre animalier Daniel Smith se définit lui-même comme un explorateur, un esthète et un ermite. Cependant, jamais il ne cherche à provoquer. Et pourtant, ses œuvres suscitent plusieurs réflexions sur nos relations avec la nature.

De sa résidence au Montana, il se targue de rendre sur toiles, ses sentiments envers notre environnement. Tel le puma, il se confond avec la nature pour mieux l’apprivoiser et tenter de la comprendre. Ses histoires en images résument une vision naturaliste de notre planète.

De l’Amérique en Afrique, son travail propose une vision saisissante et inoubliable de la faune. L’animal se présente comme un élément faisant partie d’un tout. Dans la lignée des Bateman, ce style demeure fascinant et propice à la compréhension du monde animal.

La pureté des lignes, la précision des détails, la force des couleurs font de ces œuvres, une collection unique et incontournable.

 

 

Illustrations : Daniel Smith.

19/11/2011

Jean Lemire au Panama

 

Sedna4

 

J’ai suivi comme vous tous avec beaucoup de plaisir et d’admiration les récits de voyage de Jean Lemire à bord du Sedna IV vers l’Antarctique. J’ai visionné également plusieurs fois l’excellent film Le dernier continent. Voilà que je découvre les dernières péripéties de notre grand cinéaste québécois.

jeanlemire-195x300 Biologiste, océanographe, environnementaliste et cinéaste, le chef des expéditions Mission Arctique, Mission baleines et Mission Antarctique à bord du Sedna IV est de retour afin de nous raconter ses récits d’explorateurs.

Jean Lemire et son équipe reviennent d’une expédition au Panama. Le tournage d’un documentaire sur les espèces particulièrement affectées par les changements climatiques mobilisa toutes les énergies du groupe.

Entouré d’une équipe de scientifiques, Jean Lemire s’est particulièrement concentré sur les grenouilles en voie de disparition. En effet, il semble qu’une espèce de champignons, le chytride, s’acharne à détruire l’habitat naturel de ces princes en hibernation… Lorsque cet intrus monstrueux envahit un territoire, il trucide plus de 80 % de la végétation. Une tentative de sauvetage a donc été mise sur pied. Jean et son équipe on réussi à capturer et mettre sous haute protection quelques-uns de ces rares spécimens. Espérons que cette tactique demeure bénéfique à nos pauvres princes charmants en péril…

Grenouille du Panama

De plus, une attention particulière fut accordée aux paresseux, ces doux seigneurs de la jungle, maîtres Tai chi de la forêt tropicale. Des colliers émetteurs ont été posés sur quelques volontaires afin qu’ils puissent participer à une étude comportementale sur les turbulences climatiques.

Jean Lemire au Panama. Paresseux

Voyage et tournage difficiles sous la pluie, dans l’eau, les marécages et le froid afin de filmer les derniers survivants de ces terres sauvages. Ces dinosaures minuscules, les grenouilles dorées, n’existent plus que dans les laboratoires de survie des scientifiques. Notre humanité détruit tout… Quel triste constat.

Crocodiles, singes hurleurs, grenouilles et paresseux seront immortalisés sur pellicule, grâce à la perspicacité, l’humanité et le talent de Jean Lemire.

De plus, le Sedna IV se prépare pour un appareillage autour du monde de 1000 jours ! Le site du groupe sera mis en branle au mois de décembre. Nous pourrons suivre les aventures de nos explorateurs au fur et à mesure de leur progression autour du monde, à la recherche d’impressions sur la survie de notre planète.

Je souhaite longue vie et surtout bon vent à ce prince charmant des mers et des océans!

Illustrations : © Jean Lemire.

12/11/2011

Peintre animalier : Danielle Beck


Danielle Beck. Lion de Tanzanie. Huile


La peinture animalière est un art difficile. Il me semble essentiel d’aimer les animaux et surtout de les respecter afin d’immortaliser sur toile ou sur papier leur caractère propre. La plupart de ces peintres habitent près de leurs terrains de travail, le temps de saisir leurs proies sur toile. Excursions en pleine brousse et camping sauvage dans la savane représentent le quotidien de leur quête.

Il existe plusieurs grands peintres animaliers. Je vous propose quelques escapades dans cet univers. J’amorcerai ce voyage avec une artiste contemporaine exceptionnelle : Danielle Beck.

Danielle Beck. Bébé éléphant, Serengeti. Huile Danielle Beck est une peintre spécialisée dans le portrait animalier. Naturaliste dans l’âme, elle s’efforce de capter l’essentiel du regard animal et de le transmettre sur toile. La nature sauvage africaine demeure le principal sujet de ses passions artistiques. L’observation en milieu naturel lui est essentielle. Elle sait reproduire la personnalité de chacun de ses sujets. Les félins la fascinent particulièrement. Les bêtes semblent vivantes, prêtes à bondir vers nous pour nous saluer. Le respect est omniprésent. La noblesse, la puissance, tout se confond sur la toile. Les pelages, les textures sont particulièrement soignés, rendant le portrait animalier d’autant plus difficile et singulier à réaliser.





Les décors, les arrière-plans se confondent dans le décor simplifié prisé par l’artiste. L’animal est au premier plan dévoilant toute sa splendeur au milieu des savanes.


Danielle Beck. Zèbre du Serengeti. Huile


Le trompe-l'œil est utilisé afin de magnifier l’art du camouflage ou de la survie de l’animal. Les zèbres se cachent derrière leurs robes, les girafes se perdent dans la poussière du Serengeti, les lions observent en silence dans les buissons et les éléphants se baladent dans la plaine.

Danielle Beck. Girafes

Danielle Beck réside en France. Plusieurs expositions sont à son agenda. Entre deux excursions en terre africaine ou ailleurs, elle se camoufle dans son atelier à la recherche de l’âme de ses bêtes fascinantes.


Danielle Beck. Chat pêcheur. Encre. danielle BECK. Tigre de Sumatra. Huile.



Illustrations : 1. Lion de Tanzanie. Huile; 2. Bébé Éléphant. Huile; 3. Zèbres du Serengeti. Huile; 4. Girafes. Encre; 5. Chat pêcheur. Encre; 6. Tigre de Sumatra.

05/11/2011

Projet Koko : Conversations avec un gorille

 

Koko et Francine Patterson

 

Today, at ten, Koko is somewhat less mischievous, and much more verbal, than she was at three. In Koko's conversation today we see her ability to "build up" complex ideas through a series of short statements. How Koko does this, and the thoughts she expresses this way, is what this book is about. The education of Koko. Francine Patterson and Eugene Linden.

Ce matin, en dégustant mes céréales, des Gorilla munch pour tout vous dire, je me suis souvenue avec tristesse de Dian Fossey. Cette dame exceptionnelle voua sa vie à l’étude et à la protection des gorilles de montagnes en milieu naturel. Au Rwanda, elle établit ses camps de recherche. Pendant plusieurs années, elle s’efforça de recueillir une foule d’informations sur les us et coutumes de ce grand primate. Son entreprise remporta un vif succès auprès des fervents protecteurs de la nature, mais rencontra également de vives oppositions auprès de contrebandiers. De toutes les espèces en voie de disparition, le gorille est en tête de liste : moins de 200 individus subsistent. Dian Fossey fut assassinée au Rwanda par ses opposants. Nous y reviendrons.

Education ok KOKO Aujourd’hui, je préfère m’attarder à la vie exceptionnelle d’une autre grande dame de la recherche comportementale : Francine Patterson. Psychologue, fondatrice et présidente de la Fondation Gorilla, cette experte en comportement animal s’évertue depuis plus de trente ans à mieux comprendre les comportements des gorilles. Cette fondation est établie en Californie depuis 1976. Les objectifs généraux sont d’assurer une base de recherche permanente à Hawaï et de favoriser la reproduction des gorilles en captivité. Ce qui caractérise surtout les recherches de Patterson demeure cette fascination pour le langage des gorilles. Éduquer ce grand primate et transmettre les informations résume brièvement les défis de cette fondation. Établir une source de données permanentes à long terme est prioritaire.

Le projet Koko cherche depuis le début de ses aventures, a enseigné le langage des signes, celui des sourds et muets, principalement à deux gorilles de centre californien: Koko et Michael. L’étude active des comportements de ces grands primates génère une meilleure compréhension de cet animal ainsi que de la nôtre. Nous ressemblons en plusieurs points à ce grand sentimental. Darwin a déjà soulevé moult passions à ce sujet.

L’objectif principal demeure de favoriser leur bien-être en captivité ainsi que de protéger leur milieu naturel : l’Afrique.

Koko et livre Koko, un gorille femelle né en 1971, aujourd’hui âgé de 39 ans, utilise le langage des signes de façon étonnante. Elle comprend la langue anglaise certainement mieux que moi. Issue du zoo de San Francisco, Koko a initié son apprentissage de la langue, dès son jeune âge : un an. Depuis sa venue au centre de recherche de la Fondation, son développement intellectuel, physique et linguistique est étudié au quotidien. Auparavant, bien peu de choses étaient connues au sujet des facilités d’apprentissage des gorilles. Chaque séance entre Koko, Patterson ou autres amis invités, est dirigée de façon scientifique, toujours amicale. Toute observation significative est consignée et comparée. Chaque mot, chaque signe sont reliés selon le contexte adéquat. La compréhension des mots et des signes est prioritaire. Toutes observations sont menées délicatement comme avec un enfant. Il faut voir Koko regarder la télévision, accueillir un bébé chaton dans son antre, déguster un gâteau d’anniversaire, peindre sur une toile, lire un album illustré, s’exprimer par les signes et les sons (les gorilles sont incapables de parler avec leurs cordes vocales) pour mieux comprendre l’importance de ses recherches. Respecter ce grand primate se résume à se respecter soi-même en tant qu’être humain.

Koko et chaton Koko Bébé Depuis le début de son éducation, Koko a évolué à un rythme impressionnant. Aucun autre sujet animal ne peut en dire autant. Koko connaît et utilise plus de 1000 signes. Elle comprend plus de 2000 mots. Elle prend facilement l’initiative de la conversation et utilise souvent entre trois et six mots par phrase. Son quotient intellectuel est évalué à 95, ce qui la rend drôlement efficace. Le projet s’intéresse aussi à la créativité des gorilles, à leurs émotions, à leur facilité d’adaptation, à leur humour, leur gestuelle, leur jugement, leur routine, leur façon de raconter des histoires et ainsi qu’à leur sens du jugement.

Mieux comprendre notre ami le gorille. Mieux favoriser leur survie. Mieux les protéger. Le projet Koko met en lumière l’histoire du langage, la saga des communications.

Animal… Oui. L’homme est un animal. Et il cause beaucoup depuis fort longtemps, tout comme le gorille.

Je rêve d’une conversation en tête à tête avec Koko. Et vous ?

Illustrations : Koko, Docteur Francine Patterson.