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26/11/2016

Exposition permanente sur le Capitaine



Tout au long de sa vie, mon père collectionna divers objets. Que ce soit pour son usage personnel ou pour ses personnages, il aimait s’entourer d’éléments porteurs d’histoires à raconter. Ce fut d’abord les livres. La maison en était remplie de la cave au grenier. Je fus donc très tôt initiée au plaisir de la lecture. Souvent, il laissait quelques livres traîner ici et là. Il aimait en prendre un au hasard et nous lire des passages…

Au fil des ans, les objets prirent diverses couleurs. À la création du Capitaine, ce fut des pièces de collection axées sur les voyages, les sciences, les animaux, le cirque et autres sujets de fascination pour lui et son public.

Évidemment, les objets de la collection s’accumulaient un peu partout dans la maison. Tant et si bien, que nous ne sachions plus où les mettre. À la suite du décès de mon père, certains furent conservés dans la maison, certains trouvèrent place dans des musées.

Au mois de janvier de cette année, ma mère prit la décision d’offrir cette collection à la ville de Mont-Saint-Hilaire. Dans le cadre du cinquantième anniversaire de la ville que mon père aimait tant, ma mère fit le don des plusieurs pièces. Monsieur Yves Corriveau, maire de la ville, secondé par son équipe accueillit la proposition avec enthousiasme et fierté.

Il fut convenu de créer une exposition permanente sur le Capitaine Bonhomme à la bibliothèque Armand-Cardinal de Mont-Saint-Hilaire. Madame Francine Ledoux-Nadeau, bibliothécaire, soutenue par son équipage, orchestra la préparation et la réalisation de l’exposition.

Le 22 octobre dernier, plusieurs invités assistèrent au lancement de l’exposition. En compagnie de ma sœur Lise, des amis de mon père et de ma mère, les invités d’honneur purent apprécier la qualité de la présentation. Étaient présents entre autres à cette première : Michel Barrette, JC Lauzon, Charles Faribeau et Marcel Sabourin.



Plus de cinquante objets sont exposés allant du costume du capitaine aux marionnettes à l’effigie de ses personnages. Plusieurs illustrations, plusieurs photos sont également mises en évidence.

La présentation s’intègre parfaitement à l’architecture de la bibliothèque. Le travail de l’équipe de conception est remarquable.

Je n’ai bien sûr qu’un seul regret, l’absence de ma mère… Partie en voyage au mois de mars, j’ose rêver qu’elle soit enchantée de ce résultat.

Je vous souhaite une belle visite dans l’univers du capitaine. L’exposition est ouverte au public selon les heures d’ouverture de la bibliothèque.

Bon voyage !


 












21/06/2012

Bon été


Couverture cahiers 3


Profitons de la venue de la période estivale pour se ressourcer le corps et l’esprit. Naviguons sur terre, sur mer ou dans les airs sur toutes latitudes.


Je souhaite un bel été à tous nos écoliers.


Une belle façon de voyager avec le Capitaine demeure de lire ses aventures!


Les mémoires du Capitaine Bonhomme. Le dernier des éléphants roses


Version imprimée accessible ici


Version numérique accessible sur Kindle éditions


Belles lectures


11/03/2012

Merveilles du monde : Trésors d’Égypte en péril

 

Bastet. Bronze.

 

Bastet, déesse égyptienne de la maison, du chat, de la joie et de la chaleur du soleil a de quoi frémir. Fille de Râ vénérée sur le domaine de Bubastis, Bastet observe ses ouailles farfouiller dans les trésors inestimables des anciens Égyptiens.

En effet, depuis la révolution, le printemps arabe, rien ne va plus sur les Terres merveilleuses de l’Ancien empire. Du Caire à Assouan en Nubie, en passant par l’île Éléphantine, les gens deviennent complètement fous et se transforment sans scrupule en chasseurs de trésors, en pilleurs de tombes. Les gens de toutes provenances, Égypte ou ailleurs se mettent à creuser partout. Ils réalisent des tunnels dans le gravier, défoncent des parois, scient des panneaux en endommageant les hiéroglyphes, dégagent des statues à coups de marteau.

Des gens ignorants de la valeur historique, des personnes sans vergogne se battent pour la découverte et la revente à prix ridicules de trésors millénaires. La corruption est à son comble.

Sous Moubarak, les recherches archéologiques n’avaient pas progressé d’un iota pour la protection. La corruption sévit depuis longtemps. Il faut relire le résumé de la découverte de la tombe de Toutankhamon de Howard Carter. Ses combats envers le gouvernement égyptien, les autorités archéologiques en présence et les pilleurs incroyablement tenaces. Rien de nouveau sous le soleil égyptien. Pire. Le trafic augmente et le saccage s’étend à un rythme infernal menaçant la survie de certains sites.

Les grands temples de Louxor et de la Vallée des rois semblent un peu mieux protégés. Néanmoins, ces forteresses demeurent fragiles et vulnérables à la destruction. Au musée du Caire, plus de 70 objets ont été endommagés récemment. Partout, des archéologues amateurs découvrent des tombes et des tonnes de momies inconnues.

Des promoteurs immobiliers sans gêne construisent des maisons au pied des sites grandioses.

Bastet et petit Pauvre Bastet. L’histoire du monde semble parfois bien triste.

Pour plus d’informations, je vous suggère cet excellent article :

Pilleurs d’Égypte

19/11/2011

Jean Lemire au Panama

 

Sedna4

 

J’ai suivi comme vous tous avec beaucoup de plaisir et d’admiration les récits de voyage de Jean Lemire à bord du Sedna IV vers l’Antarctique. J’ai visionné également plusieurs fois l’excellent film Le dernier continent. Voilà que je découvre les dernières péripéties de notre grand cinéaste québécois.

jeanlemire-195x300 Biologiste, océanographe, environnementaliste et cinéaste, le chef des expéditions Mission Arctique, Mission baleines et Mission Antarctique à bord du Sedna IV est de retour afin de nous raconter ses récits d’explorateurs.

Jean Lemire et son équipe reviennent d’une expédition au Panama. Le tournage d’un documentaire sur les espèces particulièrement affectées par les changements climatiques mobilisa toutes les énergies du groupe.

Entouré d’une équipe de scientifiques, Jean Lemire s’est particulièrement concentré sur les grenouilles en voie de disparition. En effet, il semble qu’une espèce de champignons, le chytride, s’acharne à détruire l’habitat naturel de ces princes en hibernation… Lorsque cet intrus monstrueux envahit un territoire, il trucide plus de 80 % de la végétation. Une tentative de sauvetage a donc été mise sur pied. Jean et son équipe on réussi à capturer et mettre sous haute protection quelques-uns de ces rares spécimens. Espérons que cette tactique demeure bénéfique à nos pauvres princes charmants en péril…

Grenouille du Panama

De plus, une attention particulière fut accordée aux paresseux, ces doux seigneurs de la jungle, maîtres Tai chi de la forêt tropicale. Des colliers émetteurs ont été posés sur quelques volontaires afin qu’ils puissent participer à une étude comportementale sur les turbulences climatiques.

Jean Lemire au Panama. Paresseux

Voyage et tournage difficiles sous la pluie, dans l’eau, les marécages et le froid afin de filmer les derniers survivants de ces terres sauvages. Ces dinosaures minuscules, les grenouilles dorées, n’existent plus que dans les laboratoires de survie des scientifiques. Notre humanité détruit tout… Quel triste constat.

Crocodiles, singes hurleurs, grenouilles et paresseux seront immortalisés sur pellicule, grâce à la perspicacité, l’humanité et le talent de Jean Lemire.

De plus, le Sedna IV se prépare pour un appareillage autour du monde de 1000 jours ! Le site du groupe sera mis en branle au mois de décembre. Nous pourrons suivre les aventures de nos explorateurs au fur et à mesure de leur progression autour du monde, à la recherche d’impressions sur la survie de notre planète.

Je souhaite longue vie et surtout bon vent à ce prince charmant des mers et des océans!

Illustrations : © Jean Lemire.

05/11/2011

Projet Koko : Conversations avec un gorille

 

Koko et Francine Patterson

 

Today, at ten, Koko is somewhat less mischievous, and much more verbal, than she was at three. In Koko's conversation today we see her ability to "build up" complex ideas through a series of short statements. How Koko does this, and the thoughts she expresses this way, is what this book is about. The education of Koko. Francine Patterson and Eugene Linden.

Ce matin, en dégustant mes céréales, des Gorilla munch pour tout vous dire, je me suis souvenue avec tristesse de Dian Fossey. Cette dame exceptionnelle voua sa vie à l’étude et à la protection des gorilles de montagnes en milieu naturel. Au Rwanda, elle établit ses camps de recherche. Pendant plusieurs années, elle s’efforça de recueillir une foule d’informations sur les us et coutumes de ce grand primate. Son entreprise remporta un vif succès auprès des fervents protecteurs de la nature, mais rencontra également de vives oppositions auprès de contrebandiers. De toutes les espèces en voie de disparition, le gorille est en tête de liste : moins de 200 individus subsistent. Dian Fossey fut assassinée au Rwanda par ses opposants. Nous y reviendrons.

Education ok KOKO Aujourd’hui, je préfère m’attarder à la vie exceptionnelle d’une autre grande dame de la recherche comportementale : Francine Patterson. Psychologue, fondatrice et présidente de la Fondation Gorilla, cette experte en comportement animal s’évertue depuis plus de trente ans à mieux comprendre les comportements des gorilles. Cette fondation est établie en Californie depuis 1976. Les objectifs généraux sont d’assurer une base de recherche permanente à Hawaï et de favoriser la reproduction des gorilles en captivité. Ce qui caractérise surtout les recherches de Patterson demeure cette fascination pour le langage des gorilles. Éduquer ce grand primate et transmettre les informations résume brièvement les défis de cette fondation. Établir une source de données permanentes à long terme est prioritaire.

Le projet Koko cherche depuis le début de ses aventures, a enseigné le langage des signes, celui des sourds et muets, principalement à deux gorilles de centre californien: Koko et Michael. L’étude active des comportements de ces grands primates génère une meilleure compréhension de cet animal ainsi que de la nôtre. Nous ressemblons en plusieurs points à ce grand sentimental. Darwin a déjà soulevé moult passions à ce sujet.

L’objectif principal demeure de favoriser leur bien-être en captivité ainsi que de protéger leur milieu naturel : l’Afrique.

Koko et livre Koko, un gorille femelle né en 1971, aujourd’hui âgé de 39 ans, utilise le langage des signes de façon étonnante. Elle comprend la langue anglaise certainement mieux que moi. Issue du zoo de San Francisco, Koko a initié son apprentissage de la langue, dès son jeune âge : un an. Depuis sa venue au centre de recherche de la Fondation, son développement intellectuel, physique et linguistique est étudié au quotidien. Auparavant, bien peu de choses étaient connues au sujet des facilités d’apprentissage des gorilles. Chaque séance entre Koko, Patterson ou autres amis invités, est dirigée de façon scientifique, toujours amicale. Toute observation significative est consignée et comparée. Chaque mot, chaque signe sont reliés selon le contexte adéquat. La compréhension des mots et des signes est prioritaire. Toutes observations sont menées délicatement comme avec un enfant. Il faut voir Koko regarder la télévision, accueillir un bébé chaton dans son antre, déguster un gâteau d’anniversaire, peindre sur une toile, lire un album illustré, s’exprimer par les signes et les sons (les gorilles sont incapables de parler avec leurs cordes vocales) pour mieux comprendre l’importance de ses recherches. Respecter ce grand primate se résume à se respecter soi-même en tant qu’être humain.

Koko et chaton Koko Bébé Depuis le début de son éducation, Koko a évolué à un rythme impressionnant. Aucun autre sujet animal ne peut en dire autant. Koko connaît et utilise plus de 1000 signes. Elle comprend plus de 2000 mots. Elle prend facilement l’initiative de la conversation et utilise souvent entre trois et six mots par phrase. Son quotient intellectuel est évalué à 95, ce qui la rend drôlement efficace. Le projet s’intéresse aussi à la créativité des gorilles, à leurs émotions, à leur facilité d’adaptation, à leur humour, leur gestuelle, leur jugement, leur routine, leur façon de raconter des histoires et ainsi qu’à leur sens du jugement.

Mieux comprendre notre ami le gorille. Mieux favoriser leur survie. Mieux les protéger. Le projet Koko met en lumière l’histoire du langage, la saga des communications.

Animal… Oui. L’homme est un animal. Et il cause beaucoup depuis fort longtemps, tout comme le gorille.

Je rêve d’une conversation en tête à tête avec Koko. Et vous ?

Illustrations : Koko, Docteur Francine Patterson.

27/10/2011

Hergé archéologue : pour les tintinophiles

 

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L’expédition ethnographique Sanders-Hardmuth vient de rentrer en Europe après un long et fructueux voyage au Pérou et en Bolivie. Les explorateurs ont traversé des territoires fort peu connus où ils ont découvert plusieurs tombeaux incas. Les 7 boules de cristal. Hergé.

 

Hergé archéologue. Eric Crubézy. Nicolas Sénégas C’est un véritable voyage au fond de l’âme d’archéologue d’Hergé que les auteurs, Eric Crubézy et Nicolas Sénégas nous proposent. Cet essai pour tintinophiles avertis nous entraîne dans les coulisses du studio Hergé où illustrateurs et auteurs des aventures de Tintin se penchent via les notes d’experts posées sur leurs tables de travail sur de véritables trésors archéologiques. Tout au long de sa carrière, Hergé à vénérer le travail de recherche, vérifiant et étudiant sans cesse, l’exactitude des données ethnographiques et archéologiques. Le but étant de réaliser des scénarii de bandes dessinées crédibles et amusants jumelant fiction et réalité. Terrain parfait pour la ligne claire.

Dans cet essai, les œuvres principales de la maison d’édition sont passées à la loupe : Les cigares du pharaon, les 7 boules de cristal, le temple du soleil, le secret de la Licorne, le trésor de Rackham le Rouge, etc. Les détails sont relatés avec rigueur afin de mettre en lumière la profondeur des textes et des illustrations. S’inspirant des auteurs de renom (Jules Verne, Gaston Leroux, etc.) certaines erreurs reconduites par Hergé sont soulignées par les spécialistes. La fiction nécessitant parfois quelques libertés, nous n’en tiendrons nullement rigueur à Hergé. Que les faits soient parfois romancés ne me semble pas nouveau. Tous les auteurs de romans d’aventures ont utilisé ce stratagème et continueront de le faire. Monsieur tout le monde, alimenté par les journalistes est friand des exagérations, des malédictions, des sacrilèges et de la-foudre-qui-déclenche-le-feu-du-ciel ! Dans cet esprit, les illustrations sont sujettes à certains ajouts personnels d’Hergé. Peu nous importe que l’Inca soit représenté de façon parfaitement exacte. Ce qui nous reste de nos lectures, de nos rencontres avec Tintin, Milou, Haddock et autres compagnons demeure beaucoup plus profond : un parfum d’enfance ineffable que l’on conserve à jamais lié à des excursions au bout de la terre

Je découvre avec plaisir les sources archéologiques véritables qu’Hergé a utilisées. Un hiver en Égypte d’Eugène Poitou demeure au sommet de la liste des égyptologues.

Alfred Mame. Un hiver en ÉgypteFranchissons les deux premières enceintes. Nous sommes en présence d'un des monuments les plus curieux de la vieille Égypte, unique peut-être dans son genre. Les vastes constructions dont est semée la plaine de Thèbes, celles qu'on admire sur tant d'autres points de la vallée du Nil, sont toujours ou des temples ou des palais destinés aux cérémonies, aux assemblées, aux actes solennels enfin de la religion ou de la vie publique des Égyptiens. Un hiver en Égypte. Eugène Poitou.

 

Les mémoires de Howard Carter sont également incontournables pour tous ceux et celles qui vénèrent Tout-ankh-Amon.

Les albums dédiés à l’Amérique du Sud sont inspirés des expéditions de C.H. Wiener ainsi que des illustrations d’Herbert Herget… Oui, la ressemblance avec le pseudonyme est troublante ! Comme il est fascinant de relier les travaux de ces explorateurs avec Hergé et de les retrouver dans les albums de Tintin.

Cependant, la source principale de cette grande amitié pour l’aventure archéologique demeure Jean Capart, auteur de Tout-ankh-Amon et directeur exceptionnel du Musée du Cinquantenaire de Belgique avant la Seconde Guerre mondiale. Je souligne d’ailleurs dans ce billet qu’à l’occasion de la sortie du film de Spielberg, Le secret de la licorne, le musée propose une exposition particulière sur les pièces originales ayant servi à l’élaboration de moult illustrations pour Hergé et Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer.)

Une énigme demeure dans mon esprit. Je croyais mordicus à l’existence de cette expédition Sanders-Hardmuth relatée avec force et détails dans Les 7 boules de cristal. Voilà que le doute s’installe en moi. Cette « affaire » a-t-elle vraiment existé ? Je vous laisse découvrir peut-être… la vérité entre les lignes de ce livre singulier.

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Illustrations : 1. Herbert Herget. National Geographic. 2. Couverture. Hergé archéologue. Eric Crubézy et Nicolas Sénégas. 3. Un hiver en Égypte. Alfred Mame. 4. Le trésor de Rackham le Rouge. Hergé.